Le Ministère auprès de la Présidence chargé des Mines et du Pétrole a rapporté, lors d’un point de presse qui s’est tenu le 29 Novembre 2017 dans ses locaux, les réalisations de ce département depuis les 3 derniers semestres. En citant comme exemple, Bezokiny Iris Jacky, Directeur du cabinet du Ministère, le secteur aurifère a connu un réel changement car, durant les régimes précédents, les déclarations d’or étaient quasi inexistantes, contre 586 kg l’année dernière et 2.450kg en novembre 2017.
Depuis la mise en place de l’Agence Nationale de l’Or (ANOR) en 2015, 2.700 cartes d’orpaillage ont été délivrées dans différentes communes aurifères, 143.000 orpailleurs sont en cours de formalisation. Depuis 2016, des Bureaux de l’’Administration Minière (BAM) dans les régions ont été inaugurés, et ont permis de faciliter la structuration, la formalisation des acteurs dudit secteur, mais aussi de contribuer au développement des collectivités territoriales décentralisées (CTD). Malgré l’amélioration du Code Minier et la délivrance des permis miniers suspendues, le MPMP n’a eu de cesse de travailler pour le développement et la promotion du secteur, le recensement et l’assainissement des permis afin de minimiser les irrégularités et les spéculations.
« Les ressources minières ne sont pas renouvelables, une bonne gestion s’avère obligatoire afin que le pays et les localités d’extraction puissent jouir des retombées réelles de ces exploitations minières ». Des activités minières dans la régularité participeraient au développement durable de Madagascar comme notre devise le dit « secteur extractif, secteur pourvoyeur de ressources », dixit le Secrétaire Général du MPMP, Carl Andriamparany. Le cas de Mananjary a été soulevé lors de ce point de presse : « Depuis la semaine dernière, 8 dragues illicites ont été saisies et scellées, les enquêtes se poursuivent encore en ce moment et une forte délégation du Ministère est en route pour renforcer l’équipe déjà sur place » rapporte toujours le Secrétaire Général.
Beaucoup reste encore à faire mais le Ministère ne ménage pas ses efforts dans l’amélioration de la gestion des richesses de notre sous-sol.